Ville nouvelle de Zenata : le modèle d’éco-cité qui redessine le Grand Casablanca

Chez Tachrone.ma, nous croyons que l’immobilier ne se résume pas à l’achat de biens — c’est une vision stratégique. Dans le contexte actuel, investir au Maroc est bien plus qu’un simple placement

La ville nouvelle de Zenata, éco-cité de 1 700 hectares entre Casablanca et Mohammedia : composantes, ambitions durables et opportunités pour le BTP.
Vue aérienne de l'éco-cité de Zenata dans le Grand Casablanca
La ville nouvelle de Zenata, une éco-cité en construction sur la façade littorale du Grand Casablanca.

Entre Casablanca et Mohammedia, un vaste territoire longtemps marqué par l’habitat insalubre et les activités industrielles se transforme en profondeur. La ville nouvelle de Zenata ambitionne de devenir la première éco-cité du Royaume à cette échelle : un projet urbain d’environ 1 700 hectares pensé pour accueillir à terme plusieurs centaines de milliers d’habitants. Au-delà de son ampleur, Zenata intéresse tout l’écosystème du BTP marocain car elle propose un modèle d’urbanisme différent, où mobilité, espaces verts, mixité sociale et gestion des ressources sont pensés dès la conception. Cet article fait le point sur ce qu’est réellement ce projet, ses composantes et les opportunités qu’il ouvre pour les particuliers comme pour les professionnels de la construction et de la promotion immobilière.

Où se situe la ville nouvelle de Zenata et pourquoi cet emplacement

Zenata occupe une position stratégique sur le littoral atlantique, à mi-chemin entre les deux pôles du Grand Casablanca que sont Casablanca et Mohammedia. Ce positionnement n’est pas anodin : il s’inscrit dans un corridor déjà dense en infrastructures, avec la proximité de l’autoroute, de la voie ferrée, du port de Mohammedia et de l’aéroport Mohammed V à distance raisonnable.

L’objectif affiché est de désengorger Casablanca en créant un nouveau centre urbain autonome plutôt qu’une simple cité-dortoir. Zenata cherche à combiner logement, emploi, équipements et loisirs sur un même territoire, afin de limiter les déplacements pendulaires vers le centre de la métropole. Cette logique de ville des courtes distances constitue l’un des marqueurs forts du projet.

Un site à requalifier

Une partie du foncier concerné était historiquement occupée par des unités industrielles et de l’habitat précaire. La transformation passe donc par un important travail de dépollution, de restructuration foncière et de relogement, préalable indispensable avant de bâtir les nouveaux quartiers. Cette phase de préparation, souvent invisible pour le grand public, mobilise des compétences pointues en génie civil et en aménagement.

Un projet à grande échelle : les chiffres clés

Zenata se distingue d’abord par sa dimension. À titre indicatif, les ordres de grandeur généralement associés au projet donnent une idée de son envergure. Ces valeurs doivent être lues comme des objectifs de programmation, susceptibles d’évoluer au fil des phases.

IndicateurOrdre de grandeur (indicatif)
Superficie totaleEnviron 1 700 hectares
Population visée à termeEnviron 300 000 habitants
VocationÉco-cité mixte (résidentiel, activités, équipements)
LocalisationEntre Casablanca et Mohammedia, façade littorale
Horizon de réalisationProjet phasé sur plusieurs décennies
Zenata en chiffres
Ordres de grandeur — à titre indicatif 2026
1 700 ha
Superficie totale
300 000
Habitants visés à terme
12 000–20 000
DH/m² — prix indicatif du neuf
4 500–8 000
DH/m² — coût de construction (collectif)

Un tel projet ne se construit pas en quelques années. Il s’agit d’un chantier phasé, découpé en tranches successives, chacune apportant son lot de logements, de voiries, de réseaux et d’équipements. Cette approche progressive permet d’ajuster la programmation en fonction de la demande réelle et des évolutions du marché.

Le label éco-cité : quelles ambitions durables

Ce qui fait la singularité de Zenata, c’est sa revendication d’être une véritable éco-cité. Le terme n’est pas qu’un argument marketing : il se traduit par une série de principes d’aménagement intégrés dès la conception du plan directeur.

  • Mobilité durable : priorité aux transports en commun, aux cheminements piétons et aux modes doux, avec une trame viaire pensée pour réduire la dépendance à la voiture individuelle.
  • Place importante accordée aux espaces verts, aux parcs et à la protection de la façade littorale, avec l’idée de préserver une part significative du territoire en espaces ouverts.
  • Gestion raisonnée de l’eau : récupération, assainissement, et intégration du cycle de l’eau dans l’aménagement des espaces publics.
  • Efficacité énergétique des bâtiments et intégration progressive des énergies renouvelables.
  • Mixité sociale et fonctionnelle, pour éviter la ségrégation spatiale et faire cohabiter différentes catégories de logements et d’activités.

Ces orientations rejoignent les préoccupations croissantes du secteur de la construction au Maroc, où la réglementation thermique et les attentes en matière de confort et de sobriété énergétique montent en puissance. Pour un promoteur ou un bureau d’études, bâtir à Zenata suppose d’intégrer ces exigences en amont plutôt que de les subir en fin de projet.

Les composantes du projet

La ville nouvelle de Zenata n’est pas un quartier unique mais un assemblage de fonctions urbaines complémentaires. On peut distinguer plusieurs grandes composantes.

Le logement et la mixité résidentielle

Le résidentiel constitue l’ossature du projet, avec une offre variée allant du logement destiné aux classes moyennes à des programmes plus haut de gamme. L’enjeu est d’éviter la monotonie et de proposer différentes typologies, du collectif à l’habitat intermédiaire, pour répondre à des budgets et des modes de vie divers.

Les zones d’activités et l’emploi

Pour ne pas devenir une cité-dortoir, Zenata prévoit des zones dédiées aux activités économiques : commerces, services, bureaux, plateformes logistiques et pôles tertiaires. L’objectif est de créer localement des emplois afin que les habitants puissent vivre et travailler sur place.

Les équipements publics

Écoles, établissements de santé, équipements sportifs et culturels, administrations : la programmation d’équipements accompagne la montée en charge démographique. Une gare et une connexion aux réseaux de transport renforcent l’accessibilité et l’ancrage de la ville dans le Grand Casablanca.

La façade littorale et les espaces publics

La proximité de la mer constitue un atout majeur. La valorisation du front de mer, avec promenades, espaces de loisirs et aménagements paysagers, participe à l’attractivité de la ville nouvelle et à sa qualité de vie.

Quelles opportunités pour le BTP et les promoteurs

Pour l’écosystème de la construction, un projet de cette ampleur représente un réservoir d’activité étalé sur le long terme. Les opportunités se déclinent à plusieurs niveaux.

Type d’acteurOpportunités potentielles
Promoteurs immobiliersProgrammes résidentiels et tertiaires, lots à bâtir, produits neufs répondant aux normes éco-cité
Entreprises de gros œuvreVoiries, réseaux divers, fondations, bâtiments collectifs
Second œuvre et corps d’état techniquesÉlectricité, plomberie, CVC, étanchéité, menuiserie, finitions
Bureaux d’études et architectesConception durable, études thermiques, VRD, maîtrise d’œuvre
Fournisseurs de matériauxCiment, acier, isolants, matériaux à faible impact environnemental

À titre indicatif, le prix de sortie des logements neufs dans un environnement urbain de nouvelle génération du Grand Casablanca peut s’échelonner de l’ordre de 12 000 à 20 000 dirhams le mètre carré selon le standing, le positionnement et les prestations, ces fourchettes restant très variables et données uniquement à titre de repère. Côté chantiers, les coûts de construction gros œuvre et second œuvre pour du collectif se situent fréquemment dans une fourchette indicative de 4 500 à 8 000 dirhams le mètre carré bâti selon le niveau de finition. Ces montants ne sauraient constituer une référence contractuelle et dépendent de chaque opération.

Pour les professionnels, l’intérêt de Zenata ne réside pas seulement dans le volume, mais aussi dans le fait de se positionner sur un marché où les exigences environnementales deviennent la norme. Maîtriser dès aujourd’hui les techniques de construction durable, l’isolation performante ou la gestion de l’eau constitue un avantage compétitif transposable à d’autres projets.

Ce que ce modèle annonce pour l’urbanisme marocain

Zenata n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale de villes nouvelles lancée pour absorber la croissance urbaine et désengorger les grandes métropoles, à l’image d’autres projets comme Tamansourt près de Marrakech ou Tamesna près de Rabat. Ce qui distingue Zenata, c’est l’accent mis sur la dimension environnementale et sur l’ambition d’un véritable écosystème urbain équilibré.

Si le modèle tient ses promesses, il pourrait servir de référence pour les futures opérations d’aménagement au Maroc, en démontrant qu’il est possible de conjuguer densité, qualité de vie et sobriété écologique. Pour le secteur du BTP, cela signifie une évolution durable des pratiques : conception intégrée, matériaux plus responsables, et prise en compte du cycle de vie des bâtiments. Les particuliers, de leur côté, y trouvent la perspective d’un cadre de vie repensé, à condition que la montée en charge des équipements et des transports suive le rythme de la construction.

FAQ

La ville nouvelle de Zenata est-elle déjà habitable ?

Zenata est un projet phasé qui se déploie progressivement. Certaines composantes et infrastructures avancent tandis que d’autres restent en développement. Il faut donc considérer la ville comme un territoire en construction, dont l’occupation se fait par tranches sur le long terme plutôt que d’un seul bloc.

Quels sont les prix indicatifs de l’immobilier à Zenata ?

Les prix dépendent du type de programme, du standing et de la phase commercialisée. À titre purement indicatif, le neuf dans un environnement comparable du Grand Casablanca peut se situer autour de 12 000 à 20 000 dirhams le mètre carré, avec de fortes variations. Il est recommandé de vérifier les offres réelles auprès des promoteurs au moment de l’achat.

Pourquoi parle-t-on d’éco-cité pour Zenata ?

Parce que le projet intègre dès sa conception des principes de durabilité : mobilité douce, espaces verts, gestion de l’eau et de l’énergie, mixité sociale et fonctionnelle. L’ambition est de proposer un modèle urbain plus sobre et plus vivable que l’étalement classique, ce qui le différencie des extensions urbaines traditionnelles.

Conclusion

La ville nouvelle de Zenata illustre une nouvelle façon de penser la croissance urbaine dans le Grand Casablanca : moins d’étalement subi, davantage d’aménagement maîtrisé et durable. Pour les particuliers, elle laisse entrevoir un cadre de vie repensé sur la façade littorale, à condition que les équipements et transports accompagnent réellement la montée en puissance. Pour les professionnels du BTP et de la promotion, elle représente à la fois un vaste terrain d’activité sur plusieurs décennies et une invitation à monter en compétence sur la construction durable. En posant les bases d’un modèle d’éco-cité à grande échelle, Zenata pourrait bien préfigurer l’urbanisme marocain des prochaines années.

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